L’obligation d’un contrôle technique pour les deux-roues motorisés de plus de 125 cm³ entrera en vigueur au 1er janvier 2026, avec une première échéance dès 2024 pour les véhicules immatriculés avant 2017. Les cyclomoteurs de moins de 50 cm³ restent exemptés, tout comme certaines motos de collection bénéficiant d’un certificat spécifique.
Près de quatre millions de véhicules sont concernés, mais le calendrier ne bouscule pas tout d’un bloc : il s’échelonne sur trois ans, modulé selon la date de première mise en circulation. Les textes fixent les modalités, les coûts attendus et les sanctions à la clé pour les retardataires ou les oublis volontaires. Le terrain est balisé, mais le quotidien des motards va évoluer.
Ce que la nouvelle réglementation du contrôle technique moto va réellement changer en 2026
Dès le 1er janvier 2026, le contrôle technique moto obligatoire s’impose, refermant une parenthèse qui aura duré des années. Les motos et scooters de plus de 125 cm³, qui échappaient jusque-là à cette règle, entrent dans le rang. Seuls les cyclomoteurs de moins de 50 cm³ et quelques modèles de collection dotés d’un certificat spécifique continueront à circuler sans passer par la case contrôle technique.
Le nouveau calendrier ne laisse plus de place à l’approximation. Chaque propriétaire doit effectuer le premier contrôle technique moto à la date du quatrième anniversaire du véhicule, puis le refaire tous les trois ans. Impossible de s’en remettre au hasard : la plaque d’immatriculation et la carte grise deviennent les clés pour déterminer l’échéance. Gare à l’oubli, la sanction ne tardera pas en cas de contrôle routier.
La sécurité routière s’invite au cœur du dispositif. Les techniciens vérifieront l’état des freins, des feux, la pollution, le châssis et bien d’autres points techniques, adaptés aux particularités des deux-roues. La durée de validité du contrôle sera clairement mentionnée sur le certificat remis et sur la vignette apposée sur le véhicule.
Pour mieux comprendre les contours de la réforme, voici les principaux aspects à retenir :
- Véhicules concernés : deux-roues motorisés de plus de 125 cm³, tricycles et quadricycles assimilés
- Périodicité : premier contrôle à quatre ans, puis renouvellement tous les trois ans
- Validité du contrôle : mention portée sur le certificat d’immatriculation
Les propriétaires de motos et scooters immatriculés avant 2017 bénéficieront d’une transition progressive, avec une entrée en vigueur étalée entre 2024 et 2026 selon la date d’immatriculation. Il n’y a donc pas d’urgence à se précipiter, mais il faudra surveiller son échéance pour rester en règle.

Propriétaires, véhicules, calendrier et coûts : à quoi faut-il se préparer concrètement ?
Les propriétaires de motos, scooters et trois-roues motorisés de plus de 125 cm³ vont devoir se confronter à cette nouvelle étape. Chaque véhicule concerné devra être présenté dans l’un des près de 6 000 centres contrôle technique agréés, dont les réseaux Dekra Norisko et Autovision. Avec plus de 2,5 millions de deux-roues immatriculés en France, les plannings des centres risquent d’afficher complet rapidement, surtout au lancement.
Le point de départ reste la date anniversaire de la première mise en circulation indiquée sur la carte grise. Pour une moto neuve, le premier contrôle interviendra au bout de quatre ans, puis tous les trois ans. Pour les autres, la transition s’étale entre 2024 et 2026, selon la date d’immatriculation. Cette nouvelle formalité administrative se place désormais au même niveau que l’assurance ou la vignette Crit’Air, impossible d’y échapper.
Sur le plan financier, il faudra prévoir un budget compris entre 50 et 70 euros pour chaque passage. Ce tarif, encadré, peut varier d’un centre à l’autre. Que couvre ce montant ? Voici ce qui est vérifié lors du contrôle :
- Freinage
- Châssis et structure
- Éclairage et signalisation
- Niveau de pollution
- État général du moteur
- Conformité de la plaque d’immatriculation
- Présence et conformité du certificat d’immatriculation
En cas de contrôle routier, il faudra pouvoir présenter un certificat de contrôle technique en cours de validité. Toute absence expose à une amende et l’information sera enregistrée dans le SIV. Les centres agréés suivent un cahier des charges précis, identique sur tout le territoire. Les professionnels s’attendent à une forte affluence aux guichets, et les prises de rendez-vous devraient s’envoler dès l’ouverture des plannings.
D’ici peu, la visite au centre technique deviendra un nouveau rituel pour les motards. À chaque échéance, ils devront composer avec cette étape supplémentaire, aussi incontournable que la révision annuelle ou le renouvellement de l’assurance. Pour certains, c’est un signe de modernisation. Pour d’autres, un passage obligé. Dans tous les cas, la route change de visage, et il va falloir s’y adapter sans tarder.

